Les associations féminines accusent les hommes décideurs de bloquer la parité homme-femme !

UncategorizedPublished March 9, 2017 at 1:56 pm No Comments

Les femmes responsables des associations féminines  déclarent que les hommes n’ont pas la volonté de faire évoluer les femmes dans le processus de l’égalité homme-femme. C’est à l’occasion de la célébration de la journée du 08 mars 2017, dans la ville de Bunia, chef lieu de la Province de l’Ituri en   République Démocratique du Congo.  Madame Alasha, comme exemple, accuse les hommes de freiner l’épanouissement des femmes d’un coté, et dénonce la passivité de certaines mamans, de l’autre coté. « Le blocage, ce sont les décisions politiques, parce que nous sommes dirigées par les hommes qui n’ont aucune envie de voir des femmes à leur coté, entrain de diriger ». a-t-elle affirmée. Toutes fois elle salut la volonté des autorités provinciales qui ont déjà fait un pas, en nommant des femmes dans le Gouvernement provincial.

Officialisée par les Nations Unies en 1977, la « Journée internationale des Femmes » trouve son origine dans les luttes des ouvrières et suffragettes du début du XXè siècle, pour de meilleures conditions de travail et le droit de vote.

De nos jours, ces luttes des femmes ont porté des fruits dans le pays où elles ont commencé, entre autres l’amélioration des conditions de travail. Par la suite, ces luttes se sont perpétuées partout dans le monde, particulièrement en Afrique. La RDC figure parmi les pays où  le taux des femmes dans les milieux professionnels reste insignifiant.

La  journée du 8 mars qui offre des manifestations à travers le monde, est aussi une occasion de faire un bilan sur la situation des femmes. Traditionnellement, les groupes et associations de militantes préparent des manifestations, pour fêter les victoires et les acquis, faire entendre leurs revendications, afin d’améliorer la situation des femmes.

La Journée internationale des femmes reste aujourd’hui d’une brûlante actualité. Car tant que l’égalité entre les hommes et les femmes ne sera pas atteinte, estime l’ONU-FEMME, le besoin de la célébrer subsistera.

Cette structure de l’ONU définit chaque année une thématique. Dans cet ordre d’idée, le thème choisi pour 2017 est : « Les femmes dans un monde du travail en évolution : une planète 50 – 50 d’ici 2030. »

Pour la RDC, le thème national retenu est «  50  –  50 à l’horizon 2030, investir dans le travail décent et le plein emploi pour les femmes dans un climat de paix et d’équité ».

Ce thème cadre avec la situation économique précaire dont fait l’objet  la plupart de femmes dans les pays à faible revenu, dans la mesure où certaines résolutions pourront tomber à l’issu des assisses qui seront organisé pour la dite journée.

Soulignons que les femmes restent majoritairement en marge des processus économiques  particulièrement sur le continent africain. Et avec le thème, ceci vient réveiller et stimuler ces femmes, afin d’atteindre cet objectif qui est avoir une planète 50-50, chose pas facile à obtenir sans accompagnement ou sans responsabilisation de ces femmes par la société comme il responsabilise les hommes. Pour ce, ces femmes qui veulent l’amélioration de leur condition de travail, doivent se battre, car les choses ne s’amélioreront pas de soi ; seulement avec la volonté de voir le changement effectif.

Déjà, les jeunes de moins 35 ans représentent en Afrique subsaharienne francophone plus de deux tiers de la population. Pourtant, ces derniers sont majoritairement exclus des processus économiques. Cet aspect de chose est dû au manque d’investissement que  ces pays devraient justement mettre sur pieds, afin de faire participer une partie importante de ces deux tiers de la population exclus du processus économique. C’est-à-dire qui sont en chômage. Ce dernier  frappe durement les jeunes diplômés alors que les non-diplômés sont touchés par le sous-emploi, et occupent des emplois largement informels et mal rémunérés. Avec près de 12 millions de jeunes arrivant chaque année sur le marché du travail africain, il apparait pressant d’agir.

Les femmes restent également majoritairement en marge des processus économiques, particulièrement sur le continent africain. Elles sont plus nombreuses à arriver sur le marché du travail sans formation, et entrent dans la « vie professionnelle » à un âge plus précoce que les hommes, ce qui les rend plus vulnérables. Plus que ces derniers, elles créent leur propre emploi, souvent à travers des activités informelles faiblement rémunérées. De nombreuses études révèlent pourtant qu’investir dans l’autonomisation économique des femmes est l’un des moyens les plus efficaces de promouvoir une croissance économique inclusive et durable et donc de réduire la pauvreté ; les femmes consacrant généralement une plus grande part de leurs revenus à l’éducation, à la santé et au bien- être de leur famille que les hommes. De manière générale, les principaux freins à l’employabilité des jeunes et des femmes, dans les pays d’Afrique, restent l’inadéquation des cursus d’enseignements face aux perspectives d’emploi et la faible densité du tissu d’entreprises formelles qui limite le potentiel d’emplois.

Dès lors, l’entreprenariat devient un outil stratégique, en ce qu’il donne aux jeunes et aux femmes la possibilité d’assurer leur autonomie financière et de s’insérer dans la vie économique. La multiplication  d’entreprises formelles permettra de créer des richesses, et constituera un moteur essentiel d’une croissance inclusive et équitable.

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